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l’or des trottoirs

22 Juil

déchetsmarché.

Nos trottoirs dégorgent de trésors ,

montagnes de vêtements

régurgités par des plastiques percés,

récipients divers et variés

meubles

de la table ronde en osier gris

perdue hier soir

dans la chaleur de l’amie nuit

à la bibliothèque en merisier

d’ un autre jour.

Emportais une des deux guitares

la cordée

afin de lui redonner

une autre vie

après en avoir usé

pour le temps d’un instant

jouer

un personnage grotesque, fabuleux

lorsque l’envie naîtra.

On croise aussi les camions

qui viennent

lorsque les jours basculent

pour ceux qui voient

le dessous des cartes

chercher les nourritures

que les surfaces font jeter

loin de chez eux

pour ne point perdre

les clients

qui

de toutes façons

ne peuvent se les offrir.

On ne peut plus passer sous silence

les monceaux de fruits et de légumes

abandonnés

à la fin des marchés.

Un temps peut être

me consacrerais

à la vie

issu des poubelles

de notre belle, joyeuse

et sans remords

société.

L’Ordre Ménager

21 Juil

menage

Jean-Sol Parthe écrivit les mouches,

ce fléau qui inlassablement vous touche

car même quand la tapette en touche

fines, inlassables tournent les mouches.

On attend toujours qu’une bonne âme

avant d’y retourner  nous ponde la poussière.

Pas la biblique, non, la vraie

pas que celle-ci fut fausse,

non, celle de tous les jours

celle qui s’entasse jour et nuit.

Qui vous agace et puis vous nuit.

Il ne pourra s’agir que d’une femme

car plus que nous elle les damne.

une femme de lettre

au goût prononcé pour le net

une qui se casse la nénette

pour toujours faire place nette.

Votre serviteur entra dans la carrière

suite aux aléas du destin

de ces travers, ces sales manières.

avant que d’en venir aux mains.

Le hasard, tendre des lustres durant

maintes tâches ménagères lui épargnant

un laid jour vint lui présenter la note

fit de sa vie un vrai bazar

faisant en sorte qu’il ne s’en sorte

que ceint d’un tablier de soubrette,

avec un plumeau pour sceptre

et tel un spectre entre dans les ordres,

et danse le ballet des poussières.

L’Ordre Ménager ne supporte pas le désordre.

Constamment la poussière vous fait des niches

car partout, elle se niche !

sans cesse on en découvre

car le monde entier, elle recouvre.

Pas plus tard qu’en ce bon matin

il l’a surprit flemmardant du sommeil du juste

sur les rambardes en fer forgé des fenêtres.

L’idée, jamais ne lui en était venue !

Sus à la poussière !

Montjoie Saint-Denis !

tournée des Grands Ducs

en guise de messe,

car derrière ses paupières

comme un clou à sa fesse

avant que le désir s’affaisse

l’œil de Caïn le guette

car même privé de serfs

de l’ignorer à rien ne sert.

Ton pierrot t’attend Mélina

18 Juil

pie

Ton Pierrot t’attendait Mélina

un siècle après une de tes aïeules

en ce jour doté de chiffres

au parfum cabalistique

Ton Pierrot t’attend Mélina

chaque jour qui passe

est un beau jour pour naître

hier encore je pensais que tu viendrais

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous étions ensemble à la piscine

tu nageais à cheval sur mon dos

comme ton père et ton oncle avant toi

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous allâmes au concert

de la musique Klezmer

pour entendre le monde à l’envers

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous irons de concert

pleurer dans d’autres concerts

ou rire sur des gros mots

Ton Pierrot t’attend Mélina

pour rêver le temps du tango

danser la Salsa, le Passo

s’éclater sur du rock

Ton Pierrot t’attend Mélina

la musique, loin nous portera

sur les chemins du rêve et de l’oubli

lorsque le poids du monde

sur nous trop fort s’appuie

Ton Pierrot t’attend Mélina

sur son îlot de folie

au milieu de l’océan

des bien-pensants

Ton Pierrot t’attend Mélina

par les émotions nous nous laisserons guider

aux autres nous laisserons la raison

et sur des voies étranges, nous nous perdrons

Ton Pierrot t’attend Mélina

la joie et la tristesse

ne sont que les deux faces

d’une même pièce

Ton Pierrot t’attend Mélina

sur sa tranche, un temps, nous roulons

roulons ensemble si tu veux

c’est là mon meilleur vœux

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous nous promènerons

sous le soleil et dans la pluie

en plein midi et à minuit

Avec moi, Cornelia t’attend Mélina

et sa Couleur veille sur toi

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T’es pas un écrivain, alors!

17 Juil

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Au commencement vint l’écrit

nul ne sait ce qu’il devint

que devint cet écrit vain ?

Il devint un cri

car le cri vint : c’est certain.

Le cri vint à point

à qui su l’entendre.

Fut-il entendu ?

Futile ! Entendu !

Inutile malentendu.

Qu’il fut vain ; c’est certain.

Servit-il ? Asservit-il ?

De quel sens se servit-il

pour vous parvenir

Car il finit par venir.

Fragile et ferme

comme le souvenir.

Un cri pour rien

dans le désert

à quoi ça sert.

Sincère à rien

ça sert à tout

Rien mène à tout

mais n’sert à rien

Lors, donc, l’écrit vain vint.

D’aucuns le virent

d’autres l’entendirent

de bouche à oreille

par oui-dire

un petit cri vint

pour repartir, se répartir

partir sans se départir

Quelques octaves, bien des bémols

mais rien de grave pour qui s’y colle

si ce propos point ne décolle

il fut écrit pour qu’on rigole

T’es pas un écrivain, alors !

Quand le hasard expose des oubliettes

15 Juil
Selva Val Gardena

Selva Val Gardena

Une fête, de la musique, des tablées, des gens boivent, rient, partagent, se rencontrent

sans que l’on sache pourquoi, le hasard défonce votre psyché,

des pans oubliés de l’aube de votre existence remontent soudainement à la surface.

Bercé par les clameurs de la célébration nationale et le jubilé de la Commune,

benoîtement rêveur dans la chaleur long temps attendue de ce soir d’été,

aspirant les saveurs de cet univers où rien ni personne

ne m’oblige à mettre un terme à cette langueur.

Wolkenstein

Petit à petit la bande s’installa,

l’un deux posa l’antique caméra des années cinquante sur le tréteau,

d’antédiluviennes boites cylindriques métalliques d’une facture désuète.

Prologue, annonce, signe, les trois coups

avant que le rideau ne se lève pour faire découvrir,

éclater les images d’un monde perdu dans les labyrinthes de mon enfance.

« Cette place est-elle libre ?

Jusqu’à ce revinsse la dame partie s’enquérir de la suite des festivités. »

Wolk

De jeunes allemands, étudiants beaux arts et cinéma,

ce qui devait arriver, arriva !

L’un des m’a-tu-vus en moi pris le dessus,

un de ceux dont l’allemand est le levain quotidien.

Rapidement l’âne reçut son picotin !

« De quel partie de l’Allemagne venez-vous ? »

Demandais-je à ce jeune d’allure, d’expression, et de parlé,

malgré sa perfection, peu germanique. 

«  De l’Italie, du nord de l’Italie ! Tiens, quelque part, moi aussi !

Du magnifique village des Dolomites, Selva Val Gardena

ou Wolkenstein, nuages de pierre, par son nom allemand,

le petit bled paumé, perdu au fond d’une vallée,

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le lieu de naissance et de l’enfance de ma mère !

Un nom cité, nous fit entendre qu’il se peut que nous soyons parents.

Sa grand mère, née huit ans après ma mère, la connaissait sûrement.

« Je » reste suspendu à ces nouvelles.

Cette rencontre fit exploser des ouvertures closes par le temps,

découvrant à la lumière du jour de disparus souvenirs.

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Going to the dog!

14 Juil
Chaplin : les temps modernes

Chaplin : les temps modernes

This country of ours would come to a still stand in a matter of days, most probably less than that, if a whole bench of his working people were working by the rules as they are told.

If they did not find ways of doing their job disregarding policies, regulations.

Short cutting orders coming from everywhere, management and owners included.

If they would only work during the time their salaries and contracts establish.

If they did not bring it home, in their private life, and work, at times, evenings and weekends.

If their were doing only what they are pay for, and not the working the load of missing personal.

Missing personal, not only through sickness but also because they do not exist in the company.

If they did not accomplish duty’s above what they are pay for.

That is to say doing missions above their ranks,

without the title and the salary going whith it, the talent their education and/or experience dictate.

The system is going to the dog anyway, to the drain, for we love dogs, it’s flushing into the gutter.

Their are, over here, no more long term planing, we are dancing with the beat of yearly high investment returns.

Those funny tales about grown and such like when salaries are blocked

and industries flying away in poor countries

where the working class are treated like slaves are just bad jokes.

I remember a time where civil servants of the post office,

where blocking access to a machine doing the job of 50 persons

for fear of losing their jobs!

The question underneath was : what are we going to do with the time won with those engines?

One should sometime think above one’s qualifications.

In the mean time, for those times are mean,

let’s dance, eat, drink and be merry : for tomorrow we die.

Jacques Tati Play time

Jacques Tati Play time

A tort ou à raison

10 Juil

pierrefleurA tort ou à raison,

au clan de ceux

qui considèrent

que le travail est un bien

pour l’homme

point je n’appartiens.

En tous cas

pas le « travailler plus »

dont il est question

les histoires de croissances

ce blabla sur la loi du marché

qui font bon marché

des heures, des jours, des années

que le hasard nous obtient.

Marché de dupes

et autres fables

pour les faibles

mais que ceux

et ils sont nombreux

qui ne peuvent s’en passer

pour supporter

justifier

leur existence

qu’ils s’y adonnent

me pardonnent

et me donnent

le loisir

de n’en faire

qu’à ma guise

et que même

pour faire semblant

point ne me déguise

en ardant laborieux.

qu’on me laisse profiter

des quelques instants

de soleil

que la destin m’octroie.

A la seconde

chemises sur la planche

Godot

et du repassage

m’attendent.

Beauf bobo biobio

8 Juil
Jérome Bosch

Jérome Bosch

On est toujours le beauf de quelqu’un

et ce, même enfant unique, ayant convolé,

en un ou plusieurs maux,

avec une personne du même acabit

Lorsque tu vis dans certains quartiers de cette ville,

on te compte

et quelque part tu fais partie des bobos.

De cette tribu

même si tu n’en possèdes pas tous les attributs.

En catimini ou à la tribune

A l’opinion publique,

tu payes ton tribut.

Quelque soit tes tribulations.

Il n’y a pas de mal à ça.

De beauf à bobo, il n’y a qu’un pas.

En toute franchise : rapidement franchi.

Que tu payes, ou non, la franchise.

Tu en arbores.

Même si tu les abhorres

tous les attributs.

Au quand dira t-on,

tu offres ton tribut.

Non content de naître que bobo

de n’être que bobo

en cette époque tu te dois

de devenir biobio

c’est la mode

le mode

il convient de s’en accommoder

même si c’est pas toujours commode

bien qu’en pratique

une commode

soit bien pratique

pour ce genre de pratique.

on le devine

ce pas

tu le franchis

sans être totalement affranchi

et tu passas

s’en encore trépassé

de beauf à bobo

de bobo en biobio.

Il n’y avait qu’un pas

et il n’y avait pas de quoi

même pour un pas grand chose

se sentir tout chose

ne pas le franchir

et beauf comme pas un

tu mis le pas

chez les tiens

et un tient

même sans prépa

vaut mieux sans l’aura

pas à pas,

donc

tu le devins

c’était plus pratique

inévitable

et tu te mis à table.

S’engager?

6 Juil

Kandinski : Danses symphoniques de Rachmaninov Kandinski : Danses symphoniques de Rachmaninov

Quelques pensées se battent en duel, on ne va pas tricher avec soi-même, vu le nombre de lustres ce serait navrant, sans vouloir m’étendre plus longuement là-dessus, si j’ose dire : « se montrer plus entreprenant ».

Les petites entreprises connaissent aussi des crises…

Le clou, évidemment, reste ton mot de clôture, enfin, l’un des derniers que tu exprimas sur le fait que « je » ne fais que consommer les plaisirs de l’existence alors qu’il conviendrait que je dusse m’engager – m’engagea, bien sûr, plus grammaticalement correct mais moins drôle -au sein de certaines formes de bénévolat.

Est-ce que le bât blesse ?

Justement c’est de cela qu’il s’agit !

Nous …. suite après le prochain numéro ..

-Doit-on préférer le « nous » royal aux « je » jaillissant à tous les coins de phrases, puisque l’on -un autre artifice possible- ne parle jamais que de soi-même.

Reste la singulière troisième personne mais n’est pas Delon qui veut !

Et « tu » n’est pas toujours approprié au propos.-

« donc » ne souhaitons plus nous engager dans quelques formes d’activités récurrentes que ce soit, occupations impliquant un calendrier, un échéancier, des marches sur l’hypothétique escalier d’un monde à venir.

Nous ne souhaitons plus porter de licou, de bride, de lien voire d’attache ….

Enfin pas trop !

Contrairement aux princes de la création ; les élus dont la tâche consiste à agir, et subvenir ainsi à leurs besoins, dans des domaines pour lesquelles ils eussent payés pour pouvoir les accomplir, mon labeur ne fut qu’une suite de jobs, expédiée à des fins exclusivement alimentaires…

On ne peut dire qu’aucun agenda ne nous anime, mais du court terme, ne faisant pas appel à un suivi …

Certes un projet à long terme s’apprête à naître …

Une énorme raison de vivre, de projeter mes rêves dans d’hypothétiques très longs termes….

En attendant, godillons d’un plaisir à un autre, rencontres, danses, concerts, une participation mensuelle active à une ou deux lectures de poésie en tendant d’émettre un peu de jovialité, d’énergie, de chaleur, de sourires, de détente, de vitalité, d’oubli, de relâchement autour de soi…

Me suis tellement amusé hier au bal de la Mairie de Paris, et se faisant vis s’éclore bien des rires autour de nous, à tel point qu’il ne me surprendrait pas que l’on en publie des photos …

Une portée de mesures orchestrant la musique de réalisables objectifs….

 

 

Comment puis-je me mettre à ta place ?

3 Juil
Pollock "composition with pouring

Pollock « composition with pouring

Les êtres sont tellement différents, sans parler du fossé entre les hommes et les femmes. Tellement difficile, déjà, de se comprendre, de s’accepter soi-même !

Et puis l’on ne parle vraiment que de et à soi-même.

Tu suis, nous suivons, la trajectoire de notre condition, notre éducation, notre dressage,notre élevage enserré dans le milieu duquel nous sommes issus, ou en révolte totale avec lui, ce qui revient au même.

Notre acceptation , donc, de celui-ci, ou son rejet, plus ou réussi, plus ou moins accompli, mais qui nous accompagnera toujours, quelque part dans nos tentatives de prise de décisions.

La ou les langues que l’on parle, la façon, la manière dont elles s’expriment, dont elles tournent, s’agitent, avivent ou laissent s’endormir nos passions.

Le fait que tu sois une femme, le coté obscure, souvent inexploité de ma personnalité, n’arrange rien.

Naît-on femme ou bien le devient-on ? La question a été posée, et je n’ en connais pas la réponse.

Il me semble simplement que l’on ne peut l’accepter en bloc et que le conditionnement ne remplace et n’explique pas tout, rien que le coté physiologique, la possibilité de mettre au monde, de donner la vie, nous sépare irrémédiablement.

On dit même que dans de potentiels futurs, la femme pourrait se passer de l’homme pour procréer, cela existe déjà dans notre monde, le monde animal celui dont nous sommes membres.

Ce monde ne pourra pas être pire que celui d’aujourd’hui, dans lequel, nous, les membres privilégiés de l’espèce, eûmes la fortune d’apparaître, un monde où pour quelques temps encore, l’on mange à sa faim, où l’on peut même prêcher des idées corrosives, nuisibles à l’ordre, même si dans un désert.

Mais sans doute pas beaucoup mieux non plus et avec notre rage de destruction de notre environnement en partage.

Tu naquît donc femme, entourée d’autres femmes, ta mère, tes sœurs, sous la férule de l’homme qui t’engendra et vous empêcha de vous épanouir, à tel point que dès que l’occasion se présenta tu épousas quelqu’un qui te permis te prendre un envol.

Rapidement, deux enfants naquirent, et l’ennui commença aussitôt à occuper une place de choix dans ton existence.

T’ennuyais-tu déjà auparavant ? De quoi tes joies, tes désirs, tes rêves se nourrissaient-ils ? Le sais-tu ?