Archive | juillet, 2013

Mood

31 Juil
"Langueur monotone" les crayons de Kofkof

« Langueur monotone »
les crayons de Kofkof

Doing nothing, feeling fine,

just watching the tide

with lots of dreams in my mind …

striking, suggesting

as they flow by

Could, should, read write a bit,

feel and don’t feel like it …

guess …

will go swimming …

share a meal

with someone…

alike

I like

afterward

go  dancing

and end up

seeing sweet Mélina …

the whole lot …

all enjoying thoughts

and only the first move

to go out of the cocoons

is costing …

Il faut penser à l’avenir!

30 Juil

13895615-planet-earth-apocalypse-2012

Il faut penser à l’avenir dit ELLE

C’est quoi l’avenir ? Répondit IL !

Le présent, fuit, toujours inextricable.

Autour de nous on pète des câbles.

Et l’à venir on le connaît : un passage

que l’on fut ou non sage.

Alors le monde à venir !

Insoutenables projets minables

Indispensables impensables désirs.

D’espoirs friables en désespoirs durables

idées incroyables aux détours pendables.

Rêves palpables mort-nés,

imparables projets sans trêve

espoirs de formidables unions

oh combien, friables, à peine vivables

sur lesquels « je » table.

Une course de tous les diables

Où l’on regarde futur, tête dans le sable

choisir au jour le jour un passé dépassé

le présent floute ses contours

la vie bouge, rien n’est stable

et tout meurt à l’entour.

J’ai une vieille chatte à la maison!

27 Juil

VLUU L110  / Samsung L110

J’ai une vieille chatte à la maison

exprimé comme cela ça fait vulgaire

mais Double-Talk, comme le scorpion

ne peut se conduire autrement.

Une vieille chatte m’attend à la maison

non pas celle que vous croyez

voici bien longtemps elle est née

J’ai une vieille chatte à la maison

idéale pour éconduire les sollicitations

vibrantes, oh combien passionnantes

m’incitant à quitter son giron.

Dans sa maison une vieille chatte

dispose d’un serviteur

comme lui la campagne,elle délaissa

le désir de sortir l’ayant fuit

car pour elle dehors c’est la nuit

et déroger à ses habitudes

profondément l’ennuie

Une vieille chatte dans sa maison

m’accueille, me laissant le droit d’en sortir

pour satisfaire à ses moindres désirs

de mets, de viandes et de ronrons.

Objets animés

25 Juil
Voyage au jardin des délices Jérome Bosch

Voyage au jardin des délices Jérome Bosch

« la femme …/… vit d’une autre vie que la sienne propre,

elle vit spirituellement dans les imaginations

quelle hante et quelle féconde »

nous dit Baudelaire.

Pour sûr la réciproque existe,

ne la rencontrons nous pas ?

Imaginons, l’histoire d’un type,

sur le Pont de l’Alma ou ailleurs,

un type à la recherche de lui-même,

surfant ses lignes de fuite,

lancé à la poursuite de futurs possibles,

derviche tentant de rejoindre son ombre,

d’attraper, de mordre la queue de son destin,

disponible, ivre d’activités,

ouvert à toutes sortes de folies.

Sa quête, sa soif le conduit vers toutes sortes d’abreuvoirs.

Vers quelles rencontres le dirigent ses pas?

Qui sort ? Qui entreprend ?

Qui abandonne un temps la routine ?

Qui tente de se libérer de tâches roboratives quotidiennes ?

Ces rencontres ne génèrent-elle pas toutes sortes de conflits ?

Jusqu’au s’élève le mur de sa responsabilité.

Il s’abstient pourtant de vaines promesses.

Qu’elle part de raison possède un électron libre,

lorsque ni Dieu, ni Diable ne lui en font bouger une ?

Vis à vis de lui-même

de sa conjugaison avec l’autre

les autres.

Que s’avoue t’il ?

Son esprit lave t’il plus blanc ?

Possède t’il une part d’honnêteté ?

Celle-ci, si elle existe,

influe t’elle en quoique ce soit 

sur les comportements ?

Que cherche t’il à représenter,

Quelle hypothèse présente t’il

pour les êtres qu’il côtoie ?

Le savent-elles ?

Le sait-il lui-même ?

l’or des trottoirs

22 Juil

déchetsmarché.

Nos trottoirs dégorgent de trésors ,

montagnes de vêtements

régurgités par des plastiques percés,

récipients divers et variés

meubles

de la table ronde en osier gris

perdue hier soir

dans la chaleur de l’amie nuit

à la bibliothèque en merisier

d’ un autre jour.

Emportais une des deux guitares

la cordée

afin de lui redonner

une autre vie

après en avoir usé

pour le temps d’un instant

jouer

un personnage grotesque, fabuleux

lorsque l’envie naîtra.

On croise aussi les camions

qui viennent

lorsque les jours basculent

pour ceux qui voient

le dessous des cartes

chercher les nourritures

que les surfaces font jeter

loin de chez eux

pour ne point perdre

les clients

qui

de toutes façons

ne peuvent se les offrir.

On ne peut plus passer sous silence

les monceaux de fruits et de légumes

abandonnés

à la fin des marchés.

Un temps peut être

me consacrerais

à la vie

issu des poubelles

de notre belle, joyeuse

et sans remords

société.

L’Ordre Ménager

21 Juil

menage

Jean-Sol Parthe écrivit les mouches,

ce fléau qui inlassablement vous touche

car même quand la tapette en touche

fines, inlassables tournent les mouches.

On attend toujours qu’une bonne âme

avant d’y retourner  nous ponde la poussière.

Pas la biblique, non, la vraie

pas que celle-ci fut fausse,

non, celle de tous les jours

celle qui s’entasse jour et nuit.

Qui vous agace et puis vous nuit.

Il ne pourra s’agir que d’une femme

car plus que nous elle les damne.

une femme de lettre

au goût prononcé pour le net

une qui se casse la nénette

pour toujours faire place nette.

Votre serviteur entra dans la carrière

suite aux aléas du destin

de ces travers, ces sales manières.

avant que d’en venir aux mains.

Le hasard, tendre des lustres durant

maintes tâches ménagères lui épargnant

un laid jour vint lui présenter la note

fit de sa vie un vrai bazar

faisant en sorte qu’il ne s’en sorte

que ceint d’un tablier de soubrette,

avec un plumeau pour sceptre

et tel un spectre entre dans les ordres,

et danse le ballet des poussières.

L’Ordre Ménager ne supporte pas le désordre.

Constamment la poussière vous fait des niches

car partout, elle se niche !

sans cesse on en découvre

car le monde entier, elle recouvre.

Pas plus tard qu’en ce bon matin

il l’a surprit flemmardant du sommeil du juste

sur les rambardes en fer forgé des fenêtres.

L’idée, jamais ne lui en était venue !

Sus à la poussière !

Montjoie Saint-Denis !

tournée des Grands Ducs

en guise de messe,

car derrière ses paupières

comme un clou à sa fesse

avant que le désir s’affaisse

l’œil de Caïn le guette

car même privé de serfs

de l’ignorer à rien ne sert.

Ton pierrot t’attend Mélina

18 Juil

pie

Ton Pierrot t’attendait Mélina

un siècle après une de tes aïeules

en ce jour doté de chiffres

au parfum cabalistique

Ton Pierrot t’attend Mélina

chaque jour qui passe

est un beau jour pour naître

hier encore je pensais que tu viendrais

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous étions ensemble à la piscine

tu nageais à cheval sur mon dos

comme ton père et ton oncle avant toi

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous allâmes au concert

de la musique Klezmer

pour entendre le monde à l’envers

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous irons de concert

pleurer dans d’autres concerts

ou rire sur des gros mots

Ton Pierrot t’attend Mélina

pour rêver le temps du tango

danser la Salsa, le Passo

s’éclater sur du rock

Ton Pierrot t’attend Mélina

la musique, loin nous portera

sur les chemins du rêve et de l’oubli

lorsque le poids du monde

sur nous trop fort s’appuie

Ton Pierrot t’attend Mélina

sur son îlot de folie

au milieu de l’océan

des bien-pensants

Ton Pierrot t’attend Mélina

par les émotions nous nous laisserons guider

aux autres nous laisserons la raison

et sur des voies étranges, nous nous perdrons

Ton Pierrot t’attend Mélina

la joie et la tristesse

ne sont que les deux faces

d’une même pièce

Ton Pierrot t’attend Mélina

sur sa tranche, un temps, nous roulons

roulons ensemble si tu veux

c’est là mon meilleur vœux

Ton Pierrot t’attend Mélina

nous nous promènerons

sous le soleil et dans la pluie

en plein midi et à minuit

Avec moi, Cornelia t’attend Mélina

et sa Couleur veille sur toi

rainbow-vortex-arizona

T’es pas un écrivain, alors!

17 Juil

20130510_173802_resized

Au commencement vint l’écrit

nul ne sait ce qu’il devint

que devint cet écrit vain ?

Il devint un cri

car le cri vint : c’est certain.

Le cri vint à point

à qui su l’entendre.

Fut-il entendu ?

Futile ! Entendu !

Inutile malentendu.

Qu’il fut vain ; c’est certain.

Servit-il ? Asservit-il ?

De quel sens se servit-il

pour vous parvenir

Car il finit par venir.

Fragile et ferme

comme le souvenir.

Un cri pour rien

dans le désert

à quoi ça sert.

Sincère à rien

ça sert à tout

Rien mène à tout

mais n’sert à rien

Lors, donc, l’écrit vain vint.

D’aucuns le virent

d’autres l’entendirent

de bouche à oreille

par oui-dire

un petit cri vint

pour repartir, se répartir

partir sans se départir

Quelques octaves, bien des bémols

mais rien de grave pour qui s’y colle

si ce propos point ne décolle

il fut écrit pour qu’on rigole

T’es pas un écrivain, alors !

Quand le hasard expose des oubliettes

15 Juil
Selva Val Gardena

Selva Val Gardena

Une fête, de la musique, des tablées, des gens boivent, rient, partagent, se rencontrent

sans que l’on sache pourquoi, le hasard défonce votre psyché,

des pans oubliés de l’aube de votre existence remontent soudainement à la surface.

Bercé par les clameurs de la célébration nationale et le jubilé de la Commune,

benoîtement rêveur dans la chaleur long temps attendue de ce soir d’été,

aspirant les saveurs de cet univers où rien ni personne

ne m’oblige à mettre un terme à cette langueur.

Wolkenstein

Petit à petit la bande s’installa,

l’un deux posa l’antique caméra des années cinquante sur le tréteau,

d’antédiluviennes boites cylindriques métalliques d’une facture désuète.

Prologue, annonce, signe, les trois coups

avant que le rideau ne se lève pour faire découvrir,

éclater les images d’un monde perdu dans les labyrinthes de mon enfance.

« Cette place est-elle libre ?

Jusqu’à ce revinsse la dame partie s’enquérir de la suite des festivités. »

Wolk

De jeunes allemands, étudiants beaux arts et cinéma,

ce qui devait arriver, arriva !

L’un des m’a-tu-vus en moi pris le dessus,

un de ceux dont l’allemand est le levain quotidien.

Rapidement l’âne reçut son picotin !

« De quel partie de l’Allemagne venez-vous ? »

Demandais-je à ce jeune d’allure, d’expression, et de parlé,

malgré sa perfection, peu germanique. 

«  De l’Italie, du nord de l’Italie ! Tiens, quelque part, moi aussi !

Du magnifique village des Dolomites, Selva Val Gardena

ou Wolkenstein, nuages de pierre, par son nom allemand,

le petit bled paumé, perdu au fond d’une vallée,

selva-di-baio

le lieu de naissance et de l’enfance de ma mère !

Un nom cité, nous fit entendre qu’il se peut que nous soyons parents.

Sa grand mère, née huit ans après ma mère, la connaissait sûrement.

« Je » reste suspendu à ces nouvelles.

Cette rencontre fit exploser des ouvertures closes par le temps,

découvrant à la lumière du jour de disparus souvenirs.

lage-w1-zoom

Going to the dog!

14 Juil
Chaplin : les temps modernes

Chaplin : les temps modernes

This country of ours would come to a still stand in a matter of days, most probably less than that, if a whole bench of his working people were working by the rules as they are told.

If they did not find ways of doing their job disregarding policies, regulations.

Short cutting orders coming from everywhere, management and owners included.

If they would only work during the time their salaries and contracts establish.

If they did not bring it home, in their private life, and work, at times, evenings and weekends.

If their were doing only what they are pay for, and not the working the load of missing personal.

Missing personal, not only through sickness but also because they do not exist in the company.

If they did not accomplish duty’s above what they are pay for.

That is to say doing missions above their ranks,

without the title and the salary going whith it, the talent their education and/or experience dictate.

The system is going to the dog anyway, to the drain, for we love dogs, it’s flushing into the gutter.

Their are, over here, no more long term planing, we are dancing with the beat of yearly high investment returns.

Those funny tales about grown and such like when salaries are blocked

and industries flying away in poor countries

where the working class are treated like slaves are just bad jokes.

I remember a time where civil servants of the post office,

where blocking access to a machine doing the job of 50 persons

for fear of losing their jobs!

The question underneath was : what are we going to do with the time won with those engines?

One should sometime think above one’s qualifications.

In the mean time, for those times are mean,

let’s dance, eat, drink and be merry : for tomorrow we die.

Jacques Tati Play time

Jacques Tati Play time